Mercredi 8 juillet 2009

Je me souviens, c'était l'été 1983, je revenais d'un séjours estival en France. J'avais 10 ans. Je n'écoutais pas encore de musique.
On a tous dans la famille un cousin "up to date". Je me suis précipité chez le miens pour lui raconter mon voyage. En arrivant dans sa chambre, celle-ci était tapissée de posters de Michael Jackson. Je n'avais aucune idée de qui c'était. Mon cousin écarquilla les yeux et me dit d'un cri de reproche: "Tu ne connais pas Michael Jackson?". Devant ma négative, il me précipita dans le salon, introduit une cassette vidéo et me projeta Thriller, Beat it et Billie Jean d'une traite. Ce fut un électrochoc. Voila comment a commencé mon amour pour le King Of Pop. Depuis je n'ai jamais raté un de ces albums, un de ces clips, je suis allé le voir 2 fois en concert, il a donné un concert dans mon pays le jour de mon anniversaire... Michael Jackson fait partie de moi. Même si mes goûts musicaux ont évolués depuis, il reste toujours une référence dans ma discothèque. Quand j'ai le cafard, je mets a fond Beat it ou Billie Jean et il me charge les batteries et me remonte le moral.
Pour toutes ces raisons, le jour de sa mort, quelque chose en moi est mort également, une partie de ma jeunesse, la magie qu'il réussissait à projeter. Même si ses dernières années ont été plus sombres, il restera en moi son sens du rythme, ses lignes de basses, sa danse géniale et innée. Michael, le monde te dit adieu, moi j’ai dit adieu à l'innocence de cette jeunesse que j'ai perdu et que tu as désespérément essayé de rattraper. Comme l'a si bien dit Stevie Wonder, on a tous un Michael en nous, et comme lui a rendu hommage Madonna: Long life to the King!
Salut l'artiste Hasta siempre Michael et MERCI.

Par Iskander
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Lundi 15 décembre 2008


Ce journaliste a exprimé par le geste ce que toutes les personnes de bon sens pensent tout bas: BON DEBARRAS...

Maintenant, passé l'euphorie de la victoire de Obama, je ne pense pas qu'il va falloir s'attendre à la révolution annoncée dans la politique extérieure américaine. C'est pas parcequ'il est noir qu'il va forcément faire mieux. Il fait partie de l'estabishment. Il y a certes un changement dans le discours et le ton choisi, mais je suis persuadé que les lignes directrices de la politique internationale amécaine resteront presque inchangées.

Le vrai changement c'est celui exprimé par les américains à travers les urnes. Moi qui avais rayé de ma liste ce pays comme destination, maintenant il attire de nouveau mon interêt, c'est ça la véritable révolution. Le peuple américain a lancé un message au monde qui nous donne de l'espoir.
Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Samedi 11 octobre 2008
Lors de son dernier miting à Lakeville, dans le Minnesota, J. Mc Cain a répondu à la question d’une militante républicaine inquiète de la supposée origine arabe de B. Obama : « Non Madame, Barack Obama est une personne décente, un père de famille ». Donc à bon entendeur, nous les arabes nous ne sommes pas des personnes décentes.

Je sais bien que par cette réponse, Mc Cain a voulu mettre fin à une campagne de disqualifications concernant son rival, à propos duquel les républicains s’acharnent a inventer des relations avec des groupes terroristes islamistes. 

Ce lapsus (si communément répandu en occident) entre musulman, terroriste et arabe, est suffisant pour ne pas supporter les républicains, même si Mc Cain, par ce geste (malgré la confusion révélatrice de son ignorance) a voulu se démarquer d’une campagne républicaine qui commence à sentir la xénophobie et la « sale » disqualification.

Go Obama Go !

Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Dimanche 27 janvier 2008
ilMeManque-copie-1.JPG

Ce matin ma fille nous a réveillé tôt… trop tôt pour un dimanche matin… 8h30.
 
Enfin, c’est pour la bonne cause. Je lui prépare un biberon et le remet à sa maman. Impossible de me rendormir, donc je retourne á la cuisine, me prépare un café et allume l’ordinateur. Je décide de préparer ma chronique dominicale de football pour RTCI, comme ça ce sera chose faite !
 
Je cherche donc laborieusement des nouvelles fraiches de foot espagnol. Et d’un seul coup je suis pris d’un sentiment de désolation…Qu’est-ce qu’on s’emmerde depuis que Zizou ne joue plus. Je m’arrête un moment, allume une clope et je me plonge dans mes souvenirs du temps ou Yazid nous illuminait de son génie footballistique chaque week-end. Je me repenche sur mon ordinateur et me connecte a youtube.com, je fais défiler les vidéos de ses meilleurs moments et de ce magnifique but en finale de la champions league en 2002. D’un seul coup je suis repris d’émotions que j’avais oubliées.
Au moment ou je visionne la vidéo de son adieu au Bernabeu (j’y étais ce jour là), lors de son dernier match avec le Real, je me met a pleurer tout seul comme un con, un dimanche matin fumant ma clope.
 
Tu me manques Yazid !
Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Vendredi 5 octobre 2007
DSC00987.JPG Voila, je suis père depuis lundi 1er octobre. Ma petite fille s'appelle Sophia (Soufia en arabe), et moi je suis sur un petit nuage. Grace à Dieu sa mère se porte a merveille et ma fille est superbe. El Hamdoullilah.
Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Mercredi 6 juin 2007

Comme ont dit, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, surtout quand c'est le savoir qui s´érige face à la pretention de connaitre. Je m'explique: aprés mon dernier post sur le film APOCALYPTO de notre ami Mel Gibson, j'ai reçu un mail de mon cher (et sage) frère pour rectifier quelques égarements dans ma critique. Que dis-je! Plus que des égarements il s'agit bel et bien d'ignorance. Je vous laisse juge et lisez plutot de vous-même la critique de ma critique faite par mon frere (et j'en profite au passage pour présenter mes plates excuses a Mel Gibson pour l'avoir trainé dans la boue):

"En fait je t'écris aussi pour émettre mon opinion (oui,  j'en ai des fois!) sur la critique que ta émise sur ton blog a propos du dernier film de Mel Gibson.
Tout d'abord, j'ai trouvé ce film très bien fait, dans la forme comme dans le fond et c'est sur ce dernier aspect (je suppose) qu'on est fondamentalement pas d'accord:
 
Le révisionnisme dont tu parles est hors propos, les civilisations précolombiennes aztèques et mayas sont notoirement connu pour leurs pratiques et leurs cultes sanguinaires : Chez les aztèques l'aigle et le jaguar représentent les armées terrestres dont le devoir et de nourrir le soleil, du sang des coeurs arrachés aux victimes.
 Des sacrifices humains (par cardiectomie d'ailleurs, comme le montre le film) en l'honneur de huitzilopochtli le dieu soleil, ont connus souvent des proportion effrayantes:  Pour la dédicace par exemple de la grande pyramide aztèque de ténochtitlan en 1487, les prêtres sacrifièrent par cardiectomie plus de 20000 personnes! Ces orgies de sang nécessitaient de nombreuses campagnes pour trouver de nouvelles victimes! Par ailleurs on sait aussi que juste avant l'arrivée des conquistadors  des événements cosmologique et climatique (éclipse, sécheresse et inondation..) ont été interpréter par les prêtres comme des signes de mauvaise augure prévoyant catastrophes et apocalypse (le titre et le sens du filme) a venir, notamment des êtres inconnues envoyés par les dieux en signe de châtiments, impliquant une fois de plus de nouveaux sacrifices.
Ceci étant dit je ne remet aucunement en cause la brillance et la grandeur de ces civilisations, même le filme ne le fait pas d'ailleurs : en montrant avec une très belle reconstitution, la ville et ses temples, le peuple ses costumes et ses bijoux , l’exubérances des costumes des prêtres et des souverains, tous cela le prouvent, par contre ce qui est volontairement exprimé c’est l’aspect décadent de l’ensemble : on sent que c’est le début de la fin d’une grande civilisation, grande par la pensée aussi, puisqu’elle a prédit sa chute ( il faut lire a ce propos l’essai écrit par  J.M.G Le Clézio : « le Rêve Mexicain ou la pensée interrompue ». )
 Néanmoins il est vrai que le filme donne parfois une image un peu simpliste et manichéenne du fait et de l’interprétation historique :
-          On sent la volonté de comparer la chute d’une civilisation amérindienne  un peu avec celles de l’ancien monde (a l’image de l’empire romain décadent et détruit par les invasions barbares.)
-          Résumer les civilisations précolombiennes aux seuls mayas qui eux effectivement étaient décadent a ce moment la, mais pas les aztèques par exemple qui  étaient plutôt a leur apogée …
 
L’autre point sur le quel je ne suis pas d’accord c’est l’interprétation que tu fait de la fin du filme :
Je ne pense pas que l’image voulue était de montrer l’arrivée des conquérants espagnoles comme libérateur, civilisateur et évangélisateur. Au contraire pendant tous le filme on comprend qu’une grande catastrophe est sur le point de surgir (la prédication de la fille malade le rappelle !)  Qu’un évènement va bouleverser l’ensemble de ces civilisations (y compris les tribus des forets) un événement encore plus dramatique et sanguinaire (un génocide systématique et sanglant perpétrer par les conquistadores, fait historique indiscutable) que ne le montre le filme dans ses scènes  les plus atroces.
La séquence ou l’on voit l’apparition des conquistadores (il me semble par contre que le personnage barbu est plus un Hernan Cortés qu’un Chistophe Colombe, ce dernier n’a pas débarquer au Mexique) est d’ailleurs très significative : le guerrier de la foret, alerte et perspicace, a une attitude méfiante et opte pour « un nouveau commencement » comme il le dit si bien a sa femme, mais un commencement dans la foret, c'est-à-dire dans un monde originel et vierge de toute perversion- dans laquelle succombe hélas l’être humain vil et cupide  et par extension  toute grande civilisation -  tandis que ses tortionnaire  habitués aux excès matérielles de la ville vont plutôt les accueillir d’une manière qu’on devine intéressée.( la fameuse gravure de deux indiens accueillant les espagnoles en acceptant vilement des breloques et babioles est une scène suggérée mais non représentée)
 
Enfin il suffit de s’attarder sur la citation,  très a propos,   d’un certain W.Durant, présenté en introduction du filme pour comprendre un peu plus l’intention de l’auteur : « Une grande civilisation n’est pas conquise de l’extérieur tant qu’elle ne s’est pas détruite elle-même de l’intérieure ».
 
Bref il est certain que le filme présentes certaines défaillances, mais au point de dire que le réalisateur est dangereux et révisionniste je trouve que c’est un peu trop exagéré et limite démago.
Chnowwa skandoura, baad ma aamelt rouhek mekhou el bac, aamel rouhek aandek blog !          
 
PS : Attention rahou je le trouve très sympa ton blog et a part cette critique de ta critique je n’est aucune autres critique concernant tes autres critiques…
 
C’était ton frère qui a la prétention (parce qu’il croit avoir des opinions) remettre quelques pendules a l’heure…solaire des mayas…. et vive les paztèques !!"
 
Voila, justice est faites a ce film. Ceci dit (et comme mon égo m'oblige à sauver un peu ma pauvre face et atténuer le discrédit qui me frappe en plein visage), je trouve tout de même dommage que Mel Gibson se soit uniquement interessé à la décadence de ce peuple. C'est tout de même la première fois qu'il film de cette envergure s'interesse a ces civilisations pré colombiennes et peut être que mon subconscient romantique aurait préféré voir la lumière de cette civilisation portée à l'écran. Maintenant l'image répandue à la masse a cause de ce film, c'est que les indiens d'Amérique du Sud n'etaient que de vulgaires assassins en série.
Enfin voila quoi, comme dit si bien mon frère VIVE LES PAZTÈQUES ;-)
 
Par Iskander - Publié dans : Iskander Parle De l'Espagne
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Lundi 22 janvier 2007

Je suis allé voir le deuxième opus de la trilogie sanguinaire de Mel Gibson... Ma conclusion en sortant de la salle est que ce type est dangereux!

Je ne sais pas vraiment oú il veut en venir avec ce film, quelle parabole biscornue il essaye de nous signifier, mais prendre des libertés aussi scandaleuses avec l’histoire est intolérable. Avant d’aller voir ce film, je vous conseille vivement de réviser l’histoire VRAIE des civilisations précolombiennes : alors que l'Europe était encore plongée à l'âge des ténèbres, ce peuple brillant pratiquait la cosmographie, avait inventé ce qui demeure encore aujourd'hui le seul système d'écriture indigène aux Amériques, maîtrisait la science des mathématiques et de l'astronomie et s'adonnait à la computation du temps.

Au lieu de cela, Mel Gibson nous présente les Mayas comme un peuple d’assassins assoiffés de sang et de sacrifices humains. Cela me parait un délit de révisionnisme plus que condamnable. Il faut le voir pour le croire… Les Mayas revisités par Gibson sont des êtres odieux, méchants, mus par le plaisir de tuer, de saccager, d’amonceler les corps trucidés de leurs victimes. Ils sont  des collectionneurs de corps mutilés et de crânes humains, au lieu de l’eau courante ils auraient inventé le sang courant dans toute leurs villes. Plus qu’horrifiant, cette indigestion de sang est pathétique!!! Et par dessus le marché, la dernière scène du film nous montre Christophe Colomb qui débarque de sa caravelle (maudite), avec sa longue barbe de Papa Noël, le regard bon, accompagné par un prêtre soulevant une croix, et pour terminer la scène en beauté, le sauvage indien s’exclame a la vue de ce spectacle : “nous devons prendre un nouveau départ!”… Mon Dieu ! C’est le révisionnisme le plus vicieux qu’il m’ait été donné de voir. Les Espagnols ont commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité en arrivant en terre d’Amérique Latine et voila que notre Saint Gibson nous les présente comme les salvateurs divins. C’est comme les américains qui arrivent en Irak pour libérer les sauvages musulmans en brandissant le sceptre de la démocratie civilisée. C’est peut être celle-là la parabole de Gibson! Pour l’anecdote: alors que je m'enfuyais tout étourdi de salle de cinéma, la première personne que je croise á la sortie est une femme de ménage sud-américaine. Son visage était surprenant de ressemblance avec les Mayas du film, on aurait dit qu’elle sortait de l’écran. Elle était petite et rabougrie, le regard fier et brandissait son balai comme si d’une lance maya il s’agissait, pour attaquer le nettoyage de la salle: voila ce qu’ont fait les espagnols, ils ont amené la lumière du Christ à ces sauvages pour les guider sur le droit chemin, c'est à dire celui qui mène vers l'Europe... abandonner la jungle sauvage pour nettoyer les salles de cinéma. La voila ma parabole á moi!

Pathétique je vous dis!  

Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Lundi 8 janvier 2007
Cette année 2006 a été terrible dans le monde et 2007 ne promet guère mieux. Alors faites comme moi, divisez votre temps libre entre la grasse matinée et les salles obscures pour échapper à cette triste réalité. Certains préfèrent les livres (heureux qui comme ceux là !) mais moi j’ai pas la patience.
Je n’avais encore jamais parlé de ma passion pour le 7ème art sur mon blog. Depuis tout petit j’adore le cinéma. Je me souviens que mon premier film je l’ai vu à l’âge de 9 ans, quand ma mère, pour mon anniversaire, m’emmena voir SUPERMAN dans une salle parisienne… depuis je ne décroche plus des toiles.

Hier je suis aller voir BABEL (
Alejandro González Iñárritu), j’en suis encore tout bouleversé. Un véritable chef d’oeuvre! Ce réalisateur Mexicain est un vrai génie. Je me souviens encore de son premier film (Amours Chiennes), la première fois que je l’ai vu, je suis resté abasourdi. Je ne vais pas me mettre à vous raconter le film, sur le net il y a des professionnels de la critique qui le font mieux que moi, mais si vous avez l’occasion de le voir, c’est à ne pas rater. C’est tellement rare de voir de tels films dernièrement. D’ailleurs le cinéma sud américain est un des plus innovant et dynamique.

Au passage, je me permets modestement de vous proposer une petite liste de films qui méritent le temps de visionner (même plusieurs fois) :

-Amours Chiennes (Alejandro Gonzalez Iñarritu): une véritable bombe atomique, indispensable et inoubliable, retenez votre souffle les 10 premières minutes ensuite vous tomberez sous le charme.

- Lost in Translation (Sofia Coppola): un superbe film sur les non-dits, la crise de la 40aine, la sensibilité, les sentiments réprimés…

- Million Dollar Baby (Clint Eastwood): que dire… tout simplement beau!

- Big Fish (Tim Burton): ce type est l’unique réalisateur qui sait nous raconter des contes et celui-ci est magnifique.

- Arizona Dream (Emir Kusturica): un voyage psychédélique dans le monde des Red Necks… L'Amérique vue à travers l'oeil d'un gitan.

- Underground (Emir Kusturica): ce film est aussi  indescriptible qu’incontournable !

- 9 Reines (Fabián Bielinsky) : une intrigue magnifique dans le monde des arnaqueurs argentins, des coups de théâtre a chaque coins de pellicule.

- Le fils de la Mariée (Juan José Campanella) : sniiiiif, que c’est bon un film qui vous fait chialer de temps en temps. Mais de bonheur !

- La Cité de Dieu (Fernando Meirelles) : un plongeon dans les favelas de Rio… ça décoiffe.

- Monsieur Schmidt (Alexander Payne): Le GRAND Jack Nicholson dans toute sa splendeur. Un film sur l’Amérique magnifiquement interprété, Jack y est très bien accompagné par une Kathy Bates comme toujours parfaite. La dernière scène est un bijoux du cinéma et une démonstration de la grandeur de cet acteur.

- Volver (Pedro Almodovar) : je ne suis pas très fan de Almodovar, mais ce film est très beau. L’Espagne profonde et une superbe Penelope Cruz.

- Lost Highway (David Lynch) : un film surprenant et totalement déjanté ou comment rentrer dans la peau d’un schizophrène.

- Une Histoire Vraie (David Lynch) : un cinéma vrai… un exercice de style parfait.

- Arnaques, Crimes et Botanique (Guy Ritchie): avant de réaliser SNATCH, voilà le film original de ce réalisateur anglais, c’est comme monter dans une montagne russe, décoiffant et hilarant !

- Fargo (Joel and Ethan Cohen): WAW!!!

- Collision (Paul Haggis) : Un film de plus sur la violence de la société américaine menée a tambours battants. Le plus étonnant c’est que cet excellent film ait gagné l’Oscar ! L’Amérique ne finit pas de nous surprendre.

Et pour terminer, si vous n’avez pas encore vu tous les films de Stanley Kubrick, attelez-vous á la tache, c’est le plus complet de tous les réalisateurs. Son œuvre devrait être classée patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.


Par Iskander - Publié dans : Iskander Parle De l'Espagne
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Mardi 2 janvier 2007

J’étais tranquille dans mon pieu à rallonger ma délicieuse grasse matinée, jusqu'à ce qu’un coup de téléphone viennes me ramener à l’ordre du jour :

- « Aidek Mabrouk ya Skander !! »
- « Snin deima merci… alors vous avez sacrifié le mouton ? »
- « pourquoi faire ? Tu n’as pas vu que les américains ont sacrifié Saddam pour nous tous ? »
- « quoi ?????? Putain ils sont dingues ? »

Je saute de mon lit (adieu ma grasse matinée… les bonnes choses sont toujours trop courtes), j’allume la télé sur Al Jazeera : et voilà le pendu en pâture pour le monde entier sous tous les angles ! Je zappe sur la chaîne d’infos en espagnol et la je découvre l’aéroport de Madrid en flammes…Kezako ? Attentat de E.T.A…. Meeeeerde, aller je retourne me coucher, cette année 2007 ne présage rien de bon, alors un bon conseil, accrochez-vous a votre grasse matinée, c’est le seul endroit ou il fait encore bon vivre, dehors c’est la merde!

Je vous souhaite donc une meilleure année possible, mais ça ne va pas être facile !


Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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Mardi 19 décembre 2006

Hier je regardais tranquillement Le Grand Journal sur Canal +. Un des sujets de l’émission c’était la fameuse conférence intergalactique des bloggueurs : WEB3. Et voilà que Michel Denisot annonce les invités : le Gourou de la blogosphère française Loïc Lemeur ainsi qu’un second bloggueur célèbre pour appuyer officiellement la campagne de Ségolène Royale. Loïc s’empresse de déclarer son récent appui inconditionnel à Sarkozy. Donc le véritable sujet c’est la blogosphère et la campagne présidentielle. Une fois la mise en scène terminée, Loïc explique tranquillement qu’il a longuement hésité avant de déclarer sur son blog son soutient á Sarkozy par peur de faire fuir ses « clients », pour reprendre ses termes. Donc chers amis de la blogosphère nous sommes tous des clients à chaque fois que l’on visite le sacro-saint blog de Monsieur Loïc ! Vous me direz que si il est Sarkoziste cela est cohérent avec la vision ultra libérale de ce dernier. Tout cela juste pour dire que je trouve choquant que certaines personnes se retrouvent ainsi projetés au devant de la scène grâce à leur blog et se transformer du jour au lendemain en représentants exclusifs de la communauté des bloggueurs. Je ne me sent nullement représenté ni par Loïc, ni son acolyte sur le plateau ni personne d’autre, de la même manière que comme musulman je ne me sens en rien représenté par Bin Laden ou autres barbus attardés que l’on invite sur les chaînes occidentales.
La blogosphère est jusqu'à présent le seul espace réel de liberté ou chacun s’exprime sans aucune retenue ni complexe ou signe d’appartenance aucune (à part par zone géographique). Et voilà que pour être l’auteur du blog le plus visité Monsieur Loïc est reçu par les médias et autres personnalités politiques et se permet d’inviter qui il veut pour la conférence WEB 3 (Shimon Perez, Sarkozy, Ségolène Royale, Bayrou…). Mais pour il se prend celui-là ? Une visite est égale à un vote ? C’est comme ceux qui gagnent de l’argent en mettant de la pub sur leur blog, je trouve cela indécent !
Certain me répondront sûrement que je suis jaloux. En fait ce qui m’agace terriblement c’est la récupération et l’instrumentalisation de la popularité d’un blog. D’ailleurs je me souviens d’un post de mon frère sur son blog qui a critiqué à sa manière (et très justement je trouve) le communautarisme qui commence à toucher les bloggueurs (un meetup par-ci un autre meetup par-lá). Un blog doit rester ce qu’il est, c’est à dire une partie de soi que l’on met librement et sans contre partie à la disposition du monde et non une interface commerciale, religieuse ou politique. Pour cela une page web est plus appropriée (parce que commerciale). Donc voilà, ce Loïc représente exactement ce que la blogosphère doit éviter de devenir sinon elle cessera de m’interesser et l’on aura perdu un magnifique outil de liberté et d’ouverture.


Par Iskander - Publié dans : Le Monde d' Iskander
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