Comme ont dit, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, surtout quand c'est le savoir qui s´érige face à la pretention de connaitre. Je m'explique: aprés mon dernier post sur le film APOCALYPTO de notre ami Mel Gibson, j'ai reçu un mail de mon cher (et sage) frère pour rectifier quelques égarements dans ma critique. Que dis-je! Plus que des égarements il s'agit bel et bien d'ignorance. Je vous laisse juge et lisez plutot de vous-même la critique de ma critique faite par mon frere (et j'en profite au passage pour présenter mes plates excuses a Mel Gibson pour l'avoir trainé dans la boue):
"En fait je t'écris aussi pour émettre mon opinion (oui, j'en ai des fois!) sur la critique que ta émise sur ton blog a propos du dernier film de Mel Gibson.
Tout d'abord, j'ai trouvé ce film très bien fait, dans la forme comme dans le fond et c'est sur ce dernier aspect (je suppose) qu'on est fondamentalement pas d'accord:
Le révisionnisme dont tu parles est hors propos, les civilisations précolombiennes aztèques et mayas sont notoirement connu pour leurs pratiques et leurs cultes sanguinaires : Chez les aztèques l'aigle et le jaguar représentent les armées terrestres dont le devoir et de nourrir le soleil, du sang des coeurs arrachés aux victimes.
Des sacrifices humains (par cardiectomie d'ailleurs, comme le montre le film) en l'honneur de huitzilopochtli le dieu soleil, ont connus souvent des proportion effrayantes: Pour la dédicace par exemple de la grande pyramide aztèque de ténochtitlan en 1487, les prêtres sacrifièrent par cardiectomie plus de 20000 personnes! Ces orgies de sang nécessitaient de nombreuses campagnes pour trouver de nouvelles victimes! Par ailleurs on sait aussi que juste avant l'arrivée des conquistadors des événements cosmologique et climatique (éclipse, sécheresse et inondation..) ont été interpréter par les prêtres comme des signes de mauvaise augure prévoyant catastrophes et apocalypse (le titre et le sens du filme) a venir, notamment des êtres inconnues envoyés par les dieux en signe de châtiments, impliquant une fois de plus de nouveaux sacrifices.
Ceci étant dit je ne remet aucunement en cause la brillance et la grandeur de ces civilisations, même le filme ne le fait pas d'ailleurs : en montrant avec une très belle reconstitution, la ville et ses temples, le peuple ses costumes et ses bijoux , l’exubérances des costumes des prêtres et des souverains, tous cela le prouvent, par contre ce qui est volontairement exprimé c’est l’aspect décadent de l’ensemble : on sent que c’est le début de la fin d’une grande civilisation, grande par la pensée aussi, puisqu’elle a prédit sa chute ( il faut lire a ce propos l’essai écrit par J.M.G Le Clézio : « le Rêve Mexicain ou la pensée interrompue ». )
Néanmoins il est vrai que le filme donne parfois une image un peu simpliste et manichéenne du fait et de l’interprétation historique :
- On sent la volonté de comparer la chute d’une civilisation amérindienne un peu avec celles de l’ancien monde (a l’image de l’empire romain décadent et détruit par les invasions barbares.)
- Résumer les civilisations précolombiennes aux seuls mayas qui eux effectivement étaient décadent a ce moment la, mais pas les aztèques par exemple qui étaient plutôt a leur apogée …
L’autre point sur le quel je ne suis pas d’accord c’est l’interprétation que tu fait de la fin du filme :
Je ne pense pas que l’image voulue était de montrer l’arrivée des conquérants espagnoles comme libérateur, civilisateur et évangélisateur. Au contraire pendant tous le filme on comprend qu’une grande catastrophe est sur le point de surgir (la prédication de la fille malade le rappelle !) Qu’un évènement va bouleverser l’ensemble de ces civilisations (y compris les tribus des forets) un événement encore plus dramatique et sanguinaire (un génocide systématique et sanglant perpétrer par les conquistadores, fait historique indiscutable) que ne le montre le filme dans ses scènes les plus atroces.
La séquence ou l’on voit l’apparition des conquistadores (il me semble par contre que le personnage barbu est plus un Hernan Cortés qu’un Chistophe Colombe, ce dernier n’a pas débarquer au Mexique) est d’ailleurs très significative : le guerrier de la foret, alerte et perspicace, a une attitude méfiante et opte pour « un nouveau commencement » comme il le dit si bien a sa femme, mais un commencement dans la foret, c'est-à-dire dans un monde originel et vierge de toute perversion- dans laquelle succombe hélas l’être humain vil et cupide et par extension toute grande civilisation - tandis que ses tortionnaire habitués aux excès matérielles de la ville vont plutôt les accueillir d’une manière qu’on devine intéressée.( la fameuse gravure de deux indiens accueillant les espagnoles en acceptant vilement des breloques et babioles est une scène suggérée mais non représentée)
Enfin il suffit de s’attarder sur la citation, très a propos, d’un certain W.Durant, présenté en introduction du filme pour comprendre un peu plus l’intention de l’auteur : « Une grande civilisation n’est pas conquise de l’extérieur tant qu’elle ne s’est pas détruite elle-même de l’intérieure ».
Bref il est certain que le filme présentes certaines défaillances, mais au point de dire que le réalisateur est dangereux et révisionniste je trouve que c’est un peu trop exagéré et limite démago.
Chnowwa skandoura, baad ma aamelt rouhek mekhou el bac, aamel rouhek aandek blog !
PS : Attention rahou je le trouve très sympa ton blog et a part cette critique de ta critique je n’est aucune autres critique concernant tes autres critiques…
C’était ton frère qui a la prétention (parce qu’il croit avoir des opinions) remettre quelques pendules a l’heure…solaire des mayas…. et vive les paztèques !!"
Voila, justice est faites a ce film. Ceci dit (et comme mon égo m'oblige à sauver un peu ma pauvre face et atténuer le discrédit qui me frappe en plein visage), je trouve tout de même dommage que Mel Gibson se soit uniquement interessé à la décadence de ce peuple. C'est tout de même la première fois qu'il film de cette envergure s'interesse a ces civilisations pré colombiennes et peut être que mon subconscient romantique aurait préféré voir la lumière de cette civilisation portée à l'écran. Maintenant l'image répandue à la masse a cause de ce film, c'est que les indiens d'Amérique du Sud n'etaient que de vulgaires assassins en série.
Enfin voila quoi, comme dit si bien mon frère VIVE LES PAZTÈQUES ;-)
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